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Si j'étais un oiseau
il me faudrait aussi chanter avec ma gorge rauque
cette terre battue par la tempête
ce torrent où déferle sans cesse notre révolte
ce vent qui n'ne finit pas de souffler
et l'aube d'une douceur incomparable qui vient des forêts...
-après je mourrai
et mes plumes elles-mêmes se décomposeront dans le sol
pour avoir trop aimé cette terre
j'ai souvent les yeux emplis des larmes.
AI QING 艾青
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